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Le réseau de chaleur

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Un réseau de chaleur est un ensemble de canalisations enterrées et isolées, organisé en boucle ou en diverses branches, destiné à alimenter en chaleur un ensemble de bâtiments à partir d’une unité de production centralisée ou de la récupération de chaleur d’un processus industriel. (« Réseau de chaleur, pourquoi, pour qui? » FRW Facilitateur Bois-énergie)

Pour des projets de construction ou de rénovation de bâtiments (publics) de tous types, des réflexions sont généralement menées sur le choix du combustible à privilégier.

La pertinence d’un réseau de chaleur sera renforcée lorsque le nombre de bénéficiaires potentiels est important dans un périmètre restreint, et/ou que des travaux d’équipement du terrain doivent être envisagés (impétrants et autres). Dans tous les cas, une étude de préfaisabilité permet de confirmer la pertinence ou non de la technique à mettre en œuvre.

Les réseaux de chaleur peuvent être très variables et mesurer de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres, voire dizaines ou centaines de kilomètres! Les réseaux de petites tailles fonctionnent avec des puissances inférieures à 1 MW, alors que certains réseaux de type urbain (jusqu’à 550 MW) sont capables, eux, de chauffer des villes entières.

Les Cahiers de la FRW – n°10 Le Bois-energie « Un bon plan pour chauffer les bâtiments communaux ! »

Les avantages d’un réseau de chaleur

  • Mutualisation des investissements et recours aux énergies renouvelables

La création d’un réseau de chaleur à partir d’une chaufferie centralisée unique répartit les coûts sur de multiples utilisateurs en l’amortissant sur de plus fortes consommations. Les réseaux de chaleur permettent le recours aux énergies renouvelables- biomasse sèche (bois) ou humide (sous-produits agricoles…), géothermie…- généralement plus coûteuses à l’installation en les rendant plus vite concurrentielles.

  • Gestion technique simplifiée

Une chaufferie centralisée est plus commode à gérer et à entretenir que de multiples petites chaufferies de qualité et d’âges différents.

  • Un dimensionnement et un fonctionnement optimisés

L’addition des besoins thermiques et la combinaison de consommateurs aux profils variés évitent le surdimensionnement inhérent aux chaudières individuelles. Cela réduit les coûts d’investissement et permet à la chaufferie centralisée de fonctionner de façon plus régulière et stable tout au long de l’année ou de la saison de chauffe. Elle assure ainsi des rendements et des performances environnementales supérieurs à une addition de petites chaudières individuelles.

Exemples inspirants

Mis à part quelques réseaux de chaleur «historiques» (Verviers, St-Ghislain, Châtelet, Sart-Tilman Liège, Louvain-la-Neuve…), l’option « réseau » n’avait guère été prisée par les pouvoirs locaux jusque dans les années 2000. Depuis lors, la tendance change, ainsi près de deux tiers des projets publics de chaufferie centralisée au bois sont couplés à un réseau de chaleur. Des projets de biométhanisation, d’utilisation de chaleur issue de procédés industriels ou de géothermie, voient aussi le jour avec des réseaux de chaleur. Le secteur résidentiel, privé comme public, n’est pas en reste.

Il y a près de 50 réseaux de chaleur bois-énergie publics (PBE&DR) sont fonctionnels en Région Wallonne soit 80% de tous les réseaux de chaleur renouvelables en Wallonie. A cela s’ajoutent quelques réseaux alimentés par une unité de biométhanisation ou la géothermie.

L’énergie citoyenne pour chauffer le village de Malemprée. La planification, par la commune de Manhay, de travaux de voirie visant à remplacer un réseau de distribution d’eau potable vétuste représentait aussi une occasion unique d’installer un réseau de chaleur. Ce dernier, de 1,6 km, alimente en chauffage et eau chaude sanitaire, une quarantaine de bâtiments : maisons d’habitation, bâtiments communaux dont l’école, la crèche et l’église, ainsi que des logements de vacances, des fermes… le tout géré par une coopérative citoyenne « Malemprée, la chaleur d’y vivre ». https://www.tvlux.be/video/info/autre/malempre-manhay-inauguration-d-un-reseau-de-chaleur_16397.html

Les-Bons-Villers choisit le bois-énergie pour le réseau de chaleur de Mellet qui permet d’alimenter les batiments communaux du centre du village.

Un reportage « bonnes pratiques » réalisé par l’Union des Villes et Communes de Wallonie concernant le réseau chaleur bois de Nassogne. Grâce à la construction, en 2013, d’une maison rurale dans le centre de la commune, un projet de développement durable a été créé autour d’une nouvelle chaufferie centralisée, en optant pour les plaquettes de bois et un réseau de chaleur. En substituant 80.000 litres de mazout par du bois, ce projet évite ainsi le rejet de 217 tonnes de CO2 chaque année.

Coût et subventions

Chaque projet de réseau de chaleur (création) fait toujours l’objet d’une étude technico-économique visant notamment à mettre en évidence le différentiel coûts-bénéfices par rapport à une solution classique de référence (combustible fossile en solution individuelle).  Même si la variabilité des coûts est parfois très importante, selon les situations, seul ce comparatif a un sens.

Des aides régionales, spécifiques ou sectorielles, destinées au secteur public (principalement UREBA), mais également aux particuliers et aux entreprises, favorisent le développement des réseaux de chaleur.

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