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Ecoquartier et quartier durable

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Définitions

L’écoquartier est défini comme une « partie de ville ou ensemble de bâtiments qui intègre les exigences du développement durable, en ce qui concerne notamment l’énergie, l’environnement, la vie sociale » (Larousse, 2011). Dans les faits, il n’y a pas de définition officielle de l’écoquartier wallon qu’on assimile souvent au quartier durable. La définition d’écoquartier est toutefois plus restrictive car elle se focalise sur la performance de l’habitat alors que la notion de quartier durable, de plus en plus utilisée, se veut plus large en intégrant notamment la question de la participation au centre de la réflexion.

Ils concernent tout aussi bien les grands centre urbains que les milieux ruraux où ils se distinguent de la notion d’écovillage.

Dans l’ouvrage « Habiter en quartier durable », Jean-Michel Degraeve définit le quartier durable comme « un aménagement du cadre de vie qui intègre l’organisation sociale, le développement économique et le respect de l’environnement. Il exige également la mise en place d’une gouvernance transversale et participative« .

Plus d’infos : http://www.maisondelurbanite.org/publications/habiter-en-quartier-durable

Des critères de durabilité

Dans sa note de recherche Ecoquartiers publiée en 2011, la Conférence Permanente du Développement Territoriale (CPDT) a détaillé 200 critères et autant d’indicateurs qui sous-tendent la définition d’écoquartier. Ces critères s’intègrent dans 10 thématiques que sont : la diversité fonctionnelle et densité, le diversité sociale, l’écomobilité, l’énergie, les matériaux et déchets, le cycle de l’eau, la biodiversité, le paysage et l’architecture, le confort et la santé et le processus participatifs
Plus d’infos : https://cpdt.wallonie.be/sites/default/files/pdf/ndr-16_0.pdf

Un label?

En Wallonie, depuis 2014 le Référentiel Quartiers durables a défini 25 critères répartis en cinq thématiques. Cet ouvrage est destiné à permettre une évaluation des projets de quartier dès la phase de réflexion. Il ne traite toutefois que les projets de nouveaux quartiers et pas des rénovations. Ainsi, pour être considéré comme un “quartier durable”, un projet devra satisfaire à au moins 20 des 25 critères dont 5 sont obligatoires. Ces critères varient selon que le projet est situé dans « un pôle ou un bourg » ou dans un « village central ».
Plus d’infos : http://lampspw.wallonie.be/dgo4/tinymvc/myfiles/views/documents/publications/collections/SPW_Ref_Quartiers_Durables.pdf

Parallèlement, il existe quelques certifications internationales payantes et portées par des institutions indépendantes comme LEED, BREEAM …

Toutefois, comme le soulignent B. Deprez & I. Prignot dans Les Echos du logement n°124, tous ces référentiels offrent une série de « penses bêtes » bien utiles en théorie (mais qui encourage parfois les concepteurs à faire des choix incohérents juste pour obtenir le label) pour garantir une forme de cohérence dans les projets. La grande inconnue reste l’attitude des habitants et usagers.

Ce que le « marché » attend d’un écoquartier aujourd’hui, c’est trop souvent
un simple lotissement verdurisé où des voitures hybrides roulent au pas. Si c’est ça qu’il faut labelliser, c’est complètement insuffisant … Un projet de quartier devrait aujourd’hui poser la question de la mutualisation des infrastructures et du sol pour rendre les prix/loyers abordables, abandonner la voiture individuelle, produire sa propre énergie et une partie de son alimentation, etc. ; la conception devrait permettre de nouvelles formes de voisinage (intergénérationnel, colocation, handicap, solidarité, accueil de réfugiés, etc.) pour créer et renforcer des rapports sociaux résilients ; la construction devrait être robuste mais low-tech et facile à adapter (y compris en termes d’usage), etc. Bref, il faudrait abandonner le modèle de l’habitant-consommateur d’un quartier (même labellisé) pour imaginer celui d’habitants-coproducteurs de leur quartier, à l’instar des grands mouvements coopérateurs du passé et des projets les plus socialement innovants aujourd’hui, comme les expériences d’habitat partagé Kraftwerk ou Kalkbreite en Suisse.

(B. Deprez & I. Prignot dans Les Echos du logement n°124, 2020)

Quelques exemples

Un écoquartier est bien plus qu’une somme de réponses techniques mais bien une dynamique qui permet trois modes d’actions : créer, consolider et transformer. Pour ce faire, il devra intégrer la sensibilisation et la participation de la population.

Il n’y a donc pas d’écoquartier ou de quartier durable modèle. Il existe toutefois pléthore de cas et projets en développement qui peuvent transmettre de nombreux enseignements a ou a ne pas reproduire.

En voici quelques-uns, nous vous laissons juger de leur pertinence :

  • Tous les exemples analysés dans l’ouvrage http://www.maisondelurbanite.org/publications/habiter-en-quartier-durable
  • A L’étranger : l’écoquartier des Vergers à Meyrin, Greencity Zurich, Bedzed à Londres, Vauban Eva Lnxmeer, Hammarby, Sjostad, Malmo, Ginko Boredeau Baudens…

Bibliographie et autres sources d’informations

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